Après tout qu'a-t-elle a perdre de plus ? Elle décide de se lever tous les matins comme tout le monde. De travailler, de rire, de pleurer, de chanter, de danser comme tout le monde. Mais pourquoi prendre ce risque, le risque de ressembler au commun ? L'adaptation, oui c'est bien ça, elle voulait rentrer dans le système. Quelle idée stupide, ridicule. Parce que ça marche pas voilà ça marche pas ! Est-elle différente, est-elle juste chiante ? Peut être bien que oui. Mais ces fois où des larmes chaudes passionnées glissent sur ses joues humides, ces fois où elle a juste envie de rester coucher même si le soleil éclate de splendeur et que le vent caresse son corps habimé par la colère. Quel gachis, oui vraiment quel gachis. Pleine de potentiel, pleine d'idées, pleine de courage. Mais elle est fatiguée. Et alors tout le monde est fatigué de la vie. Alors peu importe ce qu'il se passera elle s'ouvre a toutes opportunités d'avoir du bonheur. Et pas seulement l'imaginer, ou l'observer d'un oeil sournois chez les autres. Le posséder, presque le tenir dans le creux de la main, presque le sentir comme on sentirait l'odeur dans le cou de la personne que l'on aime. Quelque chose de palpable comme on pourrait enfoncer ses ongles dans une peau brulante de plaisir. Mais cela veut dire, mais oui bien sur. Son bonheur c'est lui.